Nos prochains rendez-vous
En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même.
Trois invités d’exception
Fabrice MIDAL, Gérard HOLTZ & Florence QUENTIN
Fabrice MIDAL
Mardi 2 juin 2026
Gérard HOLTZ
Septembre 2026
Florence QUENTIN
Mercredi 18 novembre 2026
Philosophe, écrivain et fondateur de l’École occidentale de méditation, Fabrice Midal s’est imposé depuis plus de vingt ans comme l’une des voix les plus singulières du paysage intellectuel français.
Son travail traverse la philosophie, la spiritualité, la psychologie et l’analyse de notre modernité, avec une constante : redonner à l’humain sa profondeur.
Auteur de nombreux ouvrages traduits et largement diffusés parmi lesquels « Foutez-vous la paix ! » ( Flammarion ), » Sauvez votre peau ! » ( Flammarion ), La « Théorie du bourgeon » (Flammarion ), il interroge avec clarté les injonctions contemporaines à la performance, à la maîtrise de soi, au développement personnel normatif.
Son approche ne consiste pas à ajouter des règles, mais à retirer ce qui empêche de vivre pleinement.
Ce qui distingue Fabrice Midal, c’est sa capacité à faire dialoguer des traditions exigeantes, la philosophie occidentale, la pensée bouddhiste, la poésie, l’art avec les questions très concrètes de notre époque : le rapport au travail, la fatigue psychique, l’hyperconnexion, la peur, la culpabilité. Il ouvre ainsi des chemins.
Comment rester vivant dans un monde d’accélération permanente ?
Comment préserver l’attention, la liberté intérieure et la qualité du lien dans des environnements de décision et de responsabilité ?
Comment ne pas se laisser réduire à un rôle, à une fonction, à une image ?
Il sera question de courage intérieur, d’autorité véritable, de discernement. De cette capacité à habiter sa place sans se perdre.
Pendant plus de quarante ans, Gérard Holtz a incarné le récit du sport à la télévision publique. Présentateur emblématique de Stade 2, commentateur du Tour de France, des Jeux Olympiques et des grandes compétions internationales, il a accompagné des générations de téléspectateurs dans les moments les plus intenses de l’histoire sportive.
Il fut également l’une des voix marquantes du mythique Paris-Dakar, suivant la course au cœur des déserts, au plus près des pilotes et de l’extrême. Là où le sport devient aventure, résistance, solitude et dépassement. Chez lui, l’effort n’est pas glorifié pour la performance seule, mais pour ce qu’il révèle de l’être humain lorsqu’il accepte de se mesurer à ses limites. Son regard a accompagné des générations d’athlètes et de spectateurs, non pour célébrer l’exploit isolé, mais pour faire apparaître ce qui relie : la fraternité du geste, le respect de l’adversaire, la dignité de la chute comme celle de la victoire.
Le sport devient alors un langage commun, une forme de spiritualité où le corps pense, où le silence précède le cri, où la transmission importe autant que le résultat.
Journaliste parmi les plus justes et les plus fidèles, Gérard Holtz a su préserver une parole habitée dans un monde de vitesse et d’images. Il rappelle que le sport est aussi un lieu d’apprentissage intérieur : apprendre à tenir, à attendre, à recommencer, à partager. Il publie comme co-auteur avec Julien Holtz, » Les 100 Histoires de Légende » (Gründ ).
Cette collection propose une traversée singulière de l’histoire du sport : non pas une simple succession de palmarès, mais un ensemble de récits courts où se mêlent exploits inoubliables, instants de bascule, champions célébrés ou oubliés, coulisses, secrets, drames et scandales.
À travers ces histoires, le sport devient mémoire, narration et patrimoine vivant. Chaque épisode se lit comme une vigneOe, une scène, une confidence, accessible aussi bien aux passionnés qu’aux curieux qui souhaitent entrer, le temps de quelques pages, dans la grande dramaturgie sportive.
Une anthologie en récits et en images, où le sport se raconte comme une aventure humaine.
Florence Quentin, égyptologue, historienne des religions et écrivain, nous invite à un voyage au cœur de l’Égypte ancienne, là où les déesses et les femmes occupaient une place centrale dans l’ordre du monde.
Pendant plus de trois millénaires, l’Égypte ancienne a accordé aux déesses une place aussi essentielle qu’aux dieux. Cette vénération ne relevait pas seulement du religieux, mais traduisait une vision du monde profondément cohérente, où aucune création, aucune harmonie durable ne pouvait exister sans la présence active d’une polarité féminine sacrée.
Aux yeux des Égyptiens, cette force féminine se manifestait à travers des figures majeures du panthéon : Hathor, déesse de l’amour, de la musique et de la joie, passeuse entre les mondes ; Isis, grande magicienne et guérisseuse, épouse et mère salvatrice ; ou encore Maât, principe de justice et de vérité, éthique fondamentale maintenant l’ordre cosmique et social.
Dans la vallée du Nil, la vénération rendue aux déesses ne relevait pas seulement du sacré : elle trouvait un écho concret dans la condition de la femme égyptienne, qui jouissait d’un statut singulier et avancé pour son temps.
Cette vision du féminin, à la fois spirituelle, sociale et cosmique, s’inscrivait dans une sagesse globale, fondée sur l’équilibre, l’harmonie et la juste mesure.
À l’heure où notre monde traverse une période de profondes mutations, Florence Quentin nous propose d’interroger cette sagesse ancestrale :
En quoi l’héritage de l’Égypte ancienne, profondément ancré dans la dimension féminine, peut-il encore éclairer notre présent et contribuer à réenchanter notre regard sur le monde ?